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Brésil - Ilha Grande
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de El Gringo, 12-03-2007 |
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Ilha Grande ou la paradis sur terre |

N´hésitez plus un seul instant prener le premier vol pour Rio, à l´aéroport acheter un ticket de bus pour la rodoviaria ( 6 reals ), derrière l´accueil acheter un billet pour Angras dos Reis ( 31 reals ). Après 2 heures de bus, empreinter ume barque de pêcheur pour ( 12 reals ) et au bout 1h30 vous voici à Ilha Grande. Cette ile possède près de 120 plages, 3 types de jungles primitives, une multitude d´especes d oiseau et de fleurs, 3 especes de singes dont les plus gros font 1,30 de haut et son point culminant Pico Papagayo, une montagne dont la cime ressemble a une tête de péroquet (Papagayo).
Nous avons dépose notre paquetage chez l´habitant. Les poussadas le long de la plages ne nous font pas envie. Seule point noir, pour accèder chez Monica il faut grimper et une fois arrivee bien vouloir faire don de son sang à l´armée de moustiques qui vous acceuil chaleureusement. Les piqures sont de véritables coup de poignard mais heureusement Neness est leur cible préfèrée. Monica parle le Français et vie avec sa fille et Maori. Maori est un pur produit d'Ilha Grande. Ce personnage est charismatique avec un sourire d´ange. Il vit en parfaite harmonie avec la nature. Il a 57 ans mais en parait 45, peut être un ZAIDI ? ;O)
Le lendemain de notre arrivee nous partons avec Maori sur la plage de Lopes Mendes. Il ne nous donne pas ses honoraires, c´est a notre bons vouloir. Cette plage est digne des plus belle carte postal. En plus, il n'y a pas un chat seulement des vautours qui semble attendre l´insolation d´un touriste non prévoyant. Nous sommes accompagnée par deux charmantes Quebecoises Barbara et Farah (2 soeurs), et comme tous les Quebecois que j ai pu rencontrer, elle sont tres sympas. Maori nous explique énorment de choses sur la faune et la flores de l ile, il semble tout connaitre de son environnement, il connait également tous les habitants de cette grande ile. Ces relations nous ont permis de visiter la Maison d Ayrton Senna qui domine la plage de Lopes Mendes ( maison tres simple). Sur ces plages les vagues sont fracassantes. Lorsque l´on demande a Maori s´il connait les autres parties de l´ile, il nous montre le creux de sa main pour nous dire qu´elle na pas de secret pour lui.
A la fin de la journée, je demande a Maori de me servir de guide pour gravir le Pico Papagayo (1000 metres d´altitudes). Il m explique que cela nécessite 3 heures de marche, dure de le croire lorsque je vois la hauteur et la jungler dense qui entour le sommet.
Nous voila parti à 8h30, j´ai uniquement 3 litres d´eau dans mon sac et Maori s´occupe du pique nique. Je commence a avoir un peu peur de se qu´il m´attend pendant cette rando car je me souviens de la réaction du serveur la veille dans un resto lorsque je lui ai dit que j´allais au Pico Papagayo, son visage a pris une expression de douleur :O( .
La rando commence par un chemin assez large, la je me dis tranquille pas de stress mais cela fut de très courte duree. Maori prend un virage a 90º pour s´enfoncer dans un chemin etroit dans la foret. A peine le temps de realiser ce changement brutal que Maori prend un nouveau virage mais lá, plus de chemin, juste la jungle et la pente commence a être de plus en plus raide. Je pense aux animaux hostiles, comme les serpents et arraignees que nous avons croisé la veille sur la plage et a je ne sais quoi qui pourrai me manger tout cru. Mais pour le moment ce qui me fait du mal c´est la pente ;O).
Pour Maori, cette rando semble être une promenade de santé. Nous voici arrivee au tiers du trajet et il décide de faire une petite pause, car ici coule un court d´eau ou il peut se désaltérer et se rafrraichir. Pour ma part hors de question de boire cette eau qui coule dans la jungle. Je bois mon premier litre et demi d eau.
A présent mon tshirt est trampé et mon pantacourt et bien humide, je refais le plein d´énergie ou plutôt, je recupere mon souffle, puis nous voici reparti pour l´ascension. Mes cuisses commencent a etre tres dures et mon souffle doit s´entendre depuis le sommet, je ne pense plus aux animaux feroce de la foret mais simplement a mon etat physique et au fait de rendre le plus efficace possible chacun de mes gestes. Moçaori s arrete pour m expliquer la vie de certain arbre comme celui qui na pas de branche. Avec un seul de ces arbres il est possible de construire une maison tellement le tronc est enorme ( je nai pas demande la taille de la maison ;O) ). Maintnant la foret et tellement dense qu il n y a plus de vegetation au sol et j evite de regarder au loin car la pente est telle qu elle me donne le vertige, alors je regarde les 2 ou 3 prochains pas. Je vois m a sueur couler de plus en plus rapidement dans cette jungle humide. Ouf...le telephone de Maori sonne, il ralenti le rythme pour trouver le telephone dans son sac, mais la sonnerie s arrete et il reprend sa marche de plus belle. Maintenant je prie pour que son telephone sonne a nouveau mais en vain.
On grimpe, on en fini pas de grimper et le sommet n ai toujours pas visible.Je commence a avoir le morale dans les chaussettes et je me demande si je ne vais pas renoncer. Maori n est meme plus visible, parfois je le vois passer entre 2 bambous a plus de 25 metres de moi. Je suis convaincu qu il fait expres de mettre cette distance entre nous deux pour ne pas me laisser le choix, pas de plaites et la seule alternative est d avancer, mais là je n en peux plus et je decide de m improviser une pause. Je sors ma bouteille d eau et je mappuye contre un arbre 3 fois centenaires, je reprends mon souffle et hanticipe mon départ car en moins de 5 minutes pas moins de 20 fourmis avaient deja entamees l ascension de mon bras. J aperçoit Maori qui m observe de tres loin et une fois qu il m a vu repartir il en fait de meme. J en peux vraiment plus lorsqu il m annonce qu il ne reste plus que 5 minutes de marche. Mais quand je vois le sommet, je pense que Maori vit dans le meme espace temps que le personnel de la Rodoviaria (les minutes sont des heures). Maintenant le soleil et de plus en plus present, bonne nouvelle cela annonce le sommet, mais mauvaise nouvelle egalement car il participe a ma deshydratation. L´excitation d arriver au sommet me donne un sursaut d energie mais de courte duree. Je continue a avancer peniblement...Vous avez hate que j arrive au sommet ??? MOI AUSSI !!
Ça y est j y suis presque, il ne me reste plus qu une dizaine de metres. je commence a appercevoir cette vue magnifique, mais j evite encore de la regarder car elle me coupe les jambes. Encore quelques effort....
Enfin J y suis 1000 metres en 2h30 !!!!! J ai vraiment envie de pleurer mais toute l eau de mon corp est parti en sueur. Je demande a Maori de me prendre en photo juste apres notre arrivee mais je n ai pas la force de sourire et j ai les traits tires. En guise de commité d accueil nous avons droit a un vautour, c est pas le moment de montrer un soupçon de faiblesse. La vue est magnifique, nous dominons toute la region, le spectacle est grandiose et la fatigue deja oubliée. Maori prepare le dejeuner a base de fruits et de legumes comme la veille. Apres avoir passer une heure au sommet a mediter, on s apprete a redescendre. Maori me dis que dieu nous a doter de 4 membres. Oui 4 et alors !!! Le voila parti qui devale la pente abrupte du Pico a toute vitesse en s accrochant a tous ce qu il peut comme un vrai Moogli. Là je me dis que la descente non plus ne sera pas de tout repos. J ai peur de me fouler une cheville mais je fonce comme meme. Durant la descente Maori s arrete 2 ou 3 fois pour deraciner des plantes medicinales, qu il plantera dans son jardin, il embrasse des arbres dont on ne vois meme pas la cime : un vrai de vrai ce Maori. Arrivee au village je ne regarde pas de la meme maniere cette montagne a tete d oiseau. Une vrai experience comme je souhaitais en vivre.
Le lendemain nous voila parti pour Campo Mourao, j ai des crampes plein les fesses et les cuisses mais cela en valait la peine. |

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Commentaires sur cet article
Abribus
Eh bien,
Je suis impressionné Namok, non par ton effort physique, mais par tes talents de conteur. A la fin de la lecture, j'étais en sueur et complètement déshydraté mais également émerveillé.
J'espère que je n'aurais pas de crampes demain. Une vraie rencontre ce Maori, j'espère que ce n'est pas le dernier (haha).
Bon si tu en redemandes, n'hésites pas à te faire le Torres del Paine au sud de l'argentine (3 jours à 4000m avec un peu de plat par moment pour souffler), avec un paysage différent. Et si tu en reveux, alors tu trouveras ton bonheur au Machu Pichu, paysage splendide et mystique, ascension pure pendant 24 heures (réparti en 3 jours)à plus de 5000m ! Et cette fois ci n'oublies pas de prendre Nenes avec toi.
A
myriam
je viens tout juste de lire ta lettre nam et j'étais vraiment dedans, autant dire que tu m'as fait voyager et participer un peu à tes souffrances et toute la beauté d'un paysage que je n'ai pu qu'imaginer. Je te filicite mais vas y mollo quand même, on risque de ne pas te reconnaitre a ton arrivée!!!
gros bisous el gringo et asta la vista hombre!!!
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